Archive pour la catégorie ‘santé’

Du sexisme ordinaire au collège ?

Vendredi 10 décembre 2010

Il ne vous aura peut-être pas échappé le cas de cette jeune fille de quatorze printemps qui s’est vue offrir par son père attentionné une paire de bottes dotées de talons de cinq centimètres de hauteur. C’est qu’il n’y a pas que les garçons qui ont des complexes liés à la taille. Mais je m’égare, ceci n’est pas un problème de taille, même si le problème, lui, est de taille. Si, si, je me comprends. Parfaitement bien, même !

En fait, le problème ne vient pas tant de la jeune fille, ni de son père, ni même des garçons et de leurs complexes (et c’est suffisamment rare pour être souligné), mais plutôt de la discrimination ordinaire dont souffre ce collège. Tout d’abord, une discrimination à l’égard de cette jeune fille en particulier, celle-ci ayant été la seule, dans un premier temps, à être renvoyée chez elle, avec un joli mot dans son carnet de liaison :

Règlement intérieur non respecté, tenue correcte non-respectée pour cause de talons.

Ensuite, une discrimination à l’égard des jeunes filles en général, les jeunes filles étant les seules concernées par l’interdiction de port de talons inventée de toutes pièces par le proviseur :

Il se trouve que, effectivement, (le règlement) ne fait pas mention de talons mais c’est une question d’interprétation : nous avons admis que les chaussures à talons n’étaient pas conformes, et que les jeunes filles qui en portaient pour aller en cours ne seraient pas acceptées.

Vous avez lu la même chose que moi ? Garçons ! À vos talons !

Ne confondez pas « assistance sexuelle » avec « prostitution » !

Vendredi 26 novembre 2010

Sacré Pascal, va ! Marié, épris de sa femme, ce père de famille de 50 ans prodigue des services sexuels à des personnes handicapées. Je vous vois tout de suite venir. Ne vous méprenez pas : il ne se prostitue pas. Que nenni ! Il est « assistant sexuel ». Bénévole. Son truc à lui, c’est de toucher les handicapés, de les faire jouir. Rien à voir, donc, vous voyez bien !

Mais voilà, alors que la prostitution est légale en France, le proxénétisme, lui, ne l’est pas. Aussi, ce marché est de fait ouvert aux seuls indépendants. C’est clairement scandaleux, d’où l’intérêt d’une loi. Oui, une loi qui assimilerait l’assistanat sexuel à un soin, prodigué, pourquoi pas, par des infirmiers et infirmières hospitaliers, et, tant qu’à faire, remboursé par la sécurité sociale.

On ne nagerait pas en plein délire, là, dites ?