Du sexisme ordinaire au collège ?

10 décembre 2010

Il ne vous aura peut-être pas échappé le cas de cette jeune fille de quatorze printemps qui s’est vue offrir par son père attentionné une paire de bottes dotées de talons de cinq centimètres de hauteur. C’est qu’il n’y a pas que les garçons qui ont des complexes liés à la taille. Mais je m’égare, ceci n’est pas un problème de taille, même si le problème, lui, est de taille. Si, si, je me comprends. Parfaitement bien, même !

En fait, le problème ne vient pas tant de la jeune fille, ni de son père, ni même des garçons et de leurs complexes (et c’est suffisamment rare pour être souligné), mais plutôt de la discrimination ordinaire dont souffre ce collège. Tout d’abord, une discrimination à l’égard de cette jeune fille en particulier, celle-ci ayant été la seule, dans un premier temps, à être renvoyée chez elle, avec un joli mot dans son carnet de liaison :

Règlement intérieur non respecté, tenue correcte non-respectée pour cause de talons.

Ensuite, une discrimination à l’égard des jeunes filles en général, les jeunes filles étant les seules concernées par l’interdiction de port de talons inventée de toutes pièces par le proviseur :

Il se trouve que, effectivement, (le règlement) ne fait pas mention de talons mais c’est une question d’interprétation : nous avons admis que les chaussures à talons n’étaient pas conformes, et que les jeunes filles qui en portaient pour aller en cours ne seraient pas acceptées.

Vous avez lu la même chose que moi ? Garçons ! À vos talons !

Montre-moi du rose !

5 décembre 2010

Celles qui ont déjà tourné dans un film de John B. Root savent bien ce que Montre-moi du rose veut dire. Or, les parties intimes ne sont pas toujours toutes roses, en particulier chez les femmes ayant accouché. Pour autant, le rose est clairement la couleur la plus associée à la féminité. Bigre, mais, dans ces conditions, comment séduire sa moitié ? Mais c’est que bien sûr : avec un rose à lèvres, voyons ! Mais pas vraiment n’importe quel rose à lèvres, puisqu’ici, il s’agit plutôt d’une crème éclaircissante pour les zones intimes. Et avouez que l’argumentaire de vente est percutant :

De nos jours les gens prennent soin méticuleusement de leur apparence pour paraître plus jeunes et plus attrayants. Eclaircir les parties intimes pour retrouver des couleurs originelles jeunes est devenu une étape importante pour faciliter cette transition.

En attendant la fontaine de jouvence, donc, et avant d’envisager la chirurgie, optez donc pour une petite crème, ma p’tite dame !

La drague par les prédateurs sexuels en quelques leçons

29 novembre 2010

Sous le titre de La drague pour les Nuls 2, le blog La connerie du lundi se propose de lister quelques stratégies de dragueurs rencontrés dans la rue. Parmi celles-ci, les stratégies du dragueur-colleur, du dragueur-fixeur, le dragueur-souffleur. Autant dire que ces leçons de drague sont autant de cas d’agressions sexuelles que subit la gent féminine car, il faut bien le dire, rares sont les femmes qui agissent ainsi pour séduire les hommes.

Dans le même genre d’histoires de dragueurs à la noix, La Souris Blonde raconte ses aventures, dont aucune n’a permis au moindre des gros lourds qui ont pu l’approcher, à décrocher le moindre rendez-vous.

Messieurs, arrêtez ! Peu importe votre technique d’approche de votre future victime dans une foule d’inconnus. Cessez donc de vous jeter sur le moindre individu de sexe féminin qui aurait le malheur de croiser votre route ! Au mieux, vous importunez vos proies, au pire, vous traumatisez vos victimes. Flûte, cela suffit !

Ne confondez pas « assistance sexuelle » avec « prostitution » !

26 novembre 2010

Sacré Pascal, va ! Marié, épris de sa femme, ce père de famille de 50 ans prodigue des services sexuels à des personnes handicapées. Je vous vois tout de suite venir. Ne vous méprenez pas : il ne se prostitue pas. Que nenni ! Il est « assistant sexuel ». Bénévole. Son truc à lui, c’est de toucher les handicapés, de les faire jouir. Rien à voir, donc, vous voyez bien !

Mais voilà, alors que la prostitution est légale en France, le proxénétisme, lui, ne l’est pas. Aussi, ce marché est de fait ouvert aux seuls indépendants. C’est clairement scandaleux, d’où l’intérêt d’une loi. Oui, une loi qui assimilerait l’assistanat sexuel à un soin, prodigué, pourquoi pas, par des infirmiers et infirmières hospitaliers, et, tant qu’à faire, remboursé par la sécurité sociale.

On ne nagerait pas en plein délire, là, dites ?